- L’amour véritable ne dépend pas des autres, c’est une qualité intérieure.
- Être amoureux dépend des circonstances, être amour ne dépend de rien.
- Chercher l’amour à l’extérieur crée frustration et confusion.
- Accepter de ne pas savoir permet à une compréhension plus profonde d’émerger.
- En revenant à la présence intérieure, les relations deviennent plus simples et naturelles.
Du coup, je voulais rebondir sur la question de l’amour : être amour et être amoureux.
Je me pose la question de l’amour avec un grand A dans une relation amoureuse avec un petit a.
Mais ce qu’il a dit tout à l’heure est très juste : il y a une différence entre être amoureux et être amour.
Si vraiment ça prend sens en toi, si ton identité devient que l’amour est ta nature propre, alors c’est fini : tu ne vas plus le chercher ailleurs.
Ta nature d’amour va bien sûr s’exprimer dans ta vie manifestée, mais le vécu propre de l’amour ne dépend de rien. Il ne dépend pas de l’autre.
C’est une qualité intérieure qui se dévoile.
Et les choses s’arrêtent là.
Ensuite, cette dimension va chercher à s’exprimer spontanément dans la vie relationnelle ou dans la vie quotidienne. Peu importe : c’est toujours ce même amour, cette présence, qui s’actualise et qui se matérialise sous une forme ou une autre, y compris dans une relation de couple.
Ce vécu ne dépend que de lui-même.
Alors que l’état amoureux est un vécu relatif, qui dépend des circonstances.
On aime les gens qui nous aiment ou qui nous font du bien, et on n’aime pas ceux qui ne nous aiment pas. Ça, c’est l’amour ordinaire.
Mais ici, il n’y a pas de choix. C’est ce vécu-là qui cherche à se dévoiler.
Tout le reste peut être laissé de côté, car toute la vie va ensuite s’organiser à partir de cet axe.
Intervention :
Moi, je trouve que ça devient compliqué de créer des relations, d’être en lien avec les gens…
Parce que je vois tous les mécanismes en moi, et je me dis : ce n’est pas de l’amour.
Et en même temps, il y a parfois des aperçus, des moments d’arrêt, mais dans le quotidien ce n’est pas stable.
Du coup, je ne sais plus comment me relier aux gens.
Réponse :
C’est très bien comme ça. Il faut accepter complètement de ne pas savoir.
Parce que si on se relie depuis notre nature conditionnée, les interactions seront toujours conflictuelles.
Donc on accepte : on ne sait pas.
Comme un enfant innocent.
La vie va nous montrer ce qu’on a besoin de comprendre.
Fais confiance au fait que l’existence est là pour permettre ce dévoilement.
On ne sait pas quel sera le scénario.
L’essentiel, c’est de garder le souvenir de la présence.
Ensuite, la vie s’organise.
Tu vivras peut-être dans une grotte ou sur les Champs-Élysées, peu importe.
Les circonstances deviennent secondaires.
Les relations ne se choisissent pas vraiment : elles s’imposent.
Quand tu es en phase avec quelqu’un, tu ne sais pas pourquoi.
Et naturellement, tu te rapproches de ceux avec qui tu es en résonance.
Question :
Mais ça pose une autre question : le besoin d’amour, le besoin de relation.
Je ressens ce besoin, mais je ne sais plus comment le gérer.
Réponse :
C’est parfait comme ça.
Tu acceptes de ne pas savoir.
Déjà, voir ce que l’amour n’est pas, c’est énorme.
Quand il y a attente, condition (“je t’aime si…”), ce n’est pas de l’amour.
Reste face à l’inconnu.
La compréhension va mûrir en toi, à son rythme.
Ça infuse… et ça transforme ta manière d’être au monde.
Tu ne fonctionneras plus uniquement en réaction (combler le vide, la solitude).
C’est autre chose qui cherche à émerger :
Une dimension de toi complète, sans demande, sans attente.
Elle est déjà là, mais elle cherche à s’actualiser.
Quand l’attention est tournée vers le monde, la présence est ignorée.
Quand l’attention revient à ce qui perçoit, la présence devient évidente.
C’est ça, l’actualisation.
Intervention :
Vous nous invitez souvent à explorer ce qui ne bouge pas en nous…
Et maintenant je comprends : c’est comme des vacances du mental.
Réponse :
Oui.
Question :
Est-ce qu’on peut accélérer ce lâcher-prise ?
Réponse :
Tu es pressé ?
Réponse :
Oui… quand ça revient, c’est pénible.
Réponse :
Tu vois ?
C’est encore une attente.
Prends simplement conscience : “il y a une attente”.
Et laisse-la se dissoudre à son rythme.
Conclusion :
C’est ce silence de ton être qui guérit,
quand tu arrêtes d’attendre, de saisir.
Exact.









