
Faudrait que j’arrive à fermer mon cœur.
Que j’arrête d’être trop gentil,
que j’arrête de trouver des excuses
à tous ces gens qui te poignardent en douce,
qui te mentent.
Faudrait que je reprenne le contrôle,
que je ferme cette porte.
Tout le monde ne mérite pas ton cœur.
Très peu, même.
Il ment comme il respire,
et tout ça dans le silence.
C’est bon, ça va.
Tu as le regard qui brille,
mais t’en as plein les sabates.
Tu comptes tes rêves par milliers,
respirant drogue, tabac, amour, obsession.
On appelle ça de l’esclavage.
Trop de questions, trop de mensonges dans les parages.
J’ai vu tes lampes s’éteindre,
j’ai vu que tu allais sombrer dans l’ombre.
Tu te tais, tu cravaches,
tu regardes le monde, tu analyses.
Le cœur est noir, il n’ira pas loin.
Oh la vache,
tu ne parles que de salaire,
tu oublies ton âme et toutes ses lésions.
Tu vis dans ton paradis de façade.
Si je tenais dans mes mains tout ça,
est-ce que ça arrangerait tout mon désordre ?
Si je sais que non…
Si je tenais dans mes mains tout ça,
est-ce que ça arrangerait le monde et ses ors ?
Si je sais que non…
J’aimerais fermer mon cœur.
Mais si je le fais vraiment,
peut-être que je raterai
des personnes extraordinaires.
Peut-être que je devrais le fermer
juste pour certaines personnes.
Parce que c’est vrai :
tout le monde ne mérite pas ton cœur.
Mais peut-être que toi…
tu mérites le mien.